A la veille de la finale de la Ligue des Champions entre le FC Barcelone et la Juventus Turin, Hervé Revelli s’est rappelé celle disputée par l’AS Saint-Étienne en 1976.
Cette année-là, et les livres d’histoire se sont chargés depuis de faire grossir la légende, les Verts s’étaient inclinés face au Bayern Munich à Glasgow à l’issue d’un match mythique. Revelli n’a rien oublié mais ne se prive pas d’adresser deux tacles salés. » On peut raconter tout ce qu’on veut, vouloir tout expliquer, chercher des excuses, avec des poteaux carrés ou ovales, avec l’arbitre, on a joué une finale et on l’a perdue. Une finale, elle est belle uniquement quand on la gagne. On a été accueillis comme des héros à notre retour. Mais à Paris, pas à Saint-Étienne, malheureusement, peste-t-il dans L’Équipe avant de dénoncer tous les profiteurs du système. À l’époque, on représentait le renouveau du football français. Les gens s’identifiaient à nous. Ils ont aimé ce maillot vert, cette équipe, les valeurs qu’elle dégageait. C’était l’apothéose d’une génération. On va bientôt fêter les quarante ans de ce match et on n’a pas fini de le raconter, comme on l’a déjà fait mille fois. C’est très bien d’en parler, mais ça me fatigue déjà que des gens en profitent pour faire de l’argent autour de cet anniversaire ».
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