
Quand la D2 change de visage : Kaloum et Ziama à l’honneur !
Du 20 au 24 juin 2025, Conakry a été le théâtre d’un rendez-vous intense du football guinéen. Pendant cinq jours, la Division Nationale 1 a vibré au rythme des Play-Offs, une compétition souvent discrète, mais à fort enjeu. Au bout du suspense, deux noms se sont imposés : Aigles Verts de Ziama (Macenta) et l’Académie Sportive des Monuments Libres de Kaloum (Conakry). Deux clubs aux profils différents, mais un même rêve : écrire une nouvelle page en Ligue 2. Et ça, ce n’est pas rien.
Une compétition rude, mais révélatrice
Quatre clubs étaient engagés dans cette ultime bataille pour la montée en Ligue 2 : Aigles Verts de Ziama, Monuments Libres de Kaloum, Espérance de Ratoma et Kolima AC de Labé. Quatre ambitions, quatre styles, mais seulement deux tickets. Sur le terrain, chaque minute comptait. Et au final, c’est le club de Kaloum qui a impressionné avec 5 points, suivi de près par les Aigles Verts de Ziama avec 4 points.
À travers ces chiffres, c’est toute une histoire qui s’écrit. L’Académie de Kaloum, jeune mais ambitieuse, s’impose comme un symbole de renouveau. Les Aigles de Ziama, eux, confirment que le football régional a des choses à dire et surtout, à montrer.
Kaloum, le nouveau souffle
Dans l’imaginaire collectif, Kaloum évoque la vieille garde du football guinéen. Mais l’Académie des Monuments Libres, elle, veut casser les codes. Portée par une formation solide et une jeunesse inspirée, elle incarne une génération qui veut gagner en jouant bien. Résultats : première place des Play-Offs, invincibilité et surtout, une montée méritée.
Cette performance ne tombe pas du ciel. Elle est le fruit d’un travail de fond : encadrement technique qualifié, discipline, et surtout une stratégie à long terme. Dans un football local souvent secoué par les crises, cette réussite fait du bien.
Ziama, l’inattendu qui monte
Et puis, il y a les Aigles Verts de Ziama. Un club venu de Macenta, souvent loin des radars médiatiques. Mais sur le terrain, pas question de faire de la figuration. Avec 4 points au compteur, ils ont su arracher leur ticket, en s’appuyant sur une combativité sans faille et un mental à toute épreuve.
La montée de Ziama est un message fort. Le football guinéen ne se limite pas à Conakry, Kindia ou Labé. Il vit aussi dans des coins reculés, parfois oubliés, mais riches en talent brut. Cette qualification, c’est aussi une victoire pour la décentralisation du football national.
La LGFA sous les projecteurs
Organisée par la Ligue Guinéenne de Football Amateur (LGFA), cette phase de barrages est aussi un test pour les instances. Et il faut le dire : mission accomplie. En termes d’organisation, de régularité des matchs et d’arbitrage, l’événement a montré un visage sérieux. Un progrès notable qui renforce la crédibilité de la LGFA, souvent critiquée dans le passé.
Ce type de compétition mérite plus de lumière, plus de soutien, et surtout, plus de couverture médiatique. Car c’est là, dans les divisions dites “mineures”, que naissent souvent les talents de demain.
Et maintenant, cap sur la D2
Pour Kaloum comme pour Ziama, le plus dur commence. La Ligue 2 guinéenne n’est pas une sinécure. Il faudra des moyens, de la rigueur et surtout, de la continuité dans l’effort. Mais ces deux clubs ne manquent pas d’atouts. Leur promotion en D2 est une fierté locale, mais c’est aussi une responsabilité : celle de représenter dignement leur région, et de porter haut les valeurs du football guinéen.
Leurs parcours doivent inspirer. À ceux qui pensent que sans grands moyens, il est impossible d’émerger. À ceux qui doutent encore de la force des projets locaux. La D2 s’ouvre désormais à deux nouveaux visages. Et ce n’est que le début d’un nouveau combat.
Un souffle nouveau pour le football guinéen
Le football amateur a souvent été le parent pauvre du sport guinéen. Mais ces Play-Offs de 2025 montrent que le terrain, lui, ne ment jamais. Là où il y a du travail, de l’envie et une vision, il y a des résultats. Et les Aigles Verts de Ziama comme les Monuments Libres de Kaloum l’ont prouvé avec panache.
Alors oui, ce n’est “que” de la D2. Mais pour ceux qui aiment vraiment ce sport, c’est beaucoup plus : c’est du mérite, du rêve, et surtout, de la passion. Et ça, ça mérite d’être célébré.
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