Discours d’adieu de Mariam Sy : « Allez vers eux et continuez à œuvrer pour la paix. »

L’Assemblée générale vient de donner le quitus au Conseil pour sa gestion à la Fédération guinéenne de football. Merci aux délégués pour vos applaudissements. Je reviens un peu sur la journée difficile. C’était un dimanche, après tout. Chacun d’entre vous avait sûrement un programme familial personnel à gérer. Mais, comme vous connaissez la situation difficile dans laquelle nous sommes depuis quelques jours, je pense qu’il y a de plus en plus de difficultés.
Encore une fois, je remercie les membres statutaires qui sont dans cette salle. C’est sûrement la dernière fois que nous nous voyons ensemble. Nous avons eu plusieurs réunions. Dans cette salle ou dans d’autres, il y a eu du chemin parcouru depuis près de deux ans, des difficultés, des incompréhensions, des compréhensions, des discussions, des disputes. Mais tout cela, c’était pour que nous puissions, aujourd’hui, venir avoir un comité exécutif. Malheureusement, les dissensions continuent dans votre monde du football.
J’espère que le temps que cela va prendre pour que de nouvelles élections s’organisent, vous trouverez le temps, chacun d’entre vous, d’apaiser vos cœurs et vos esprits. Parce que c’est de cela qu’il doit s’agir. Ce football, il est important pour la Guinée. Il est important pour nos jeunes et les aînés. Il est important pour le pays. Ce football, aujourd’hui, c’est un business. Il enrichit le pays, il enrichit les familles. Il sauve des vies. Il crée des emplois. Il fait parler de notre pays à travers le monde. Depuis quelque temps, on parle de la Guinée dans toutes les compétitions africaines.
C’est beaucoup. Et depuis hier, si vous saviez le nombre de messages que je reçois, pour me dire, mais qu’est-ce qui se passe la veille de la CAN chez vous, je n’ai pas fermé l’œil. Vraiment, vraiment. Ce sont les aléas de la vie. Je suis sûre qu’après cela, vous allez vous entendre et vous allez vous embrasser entre vous. Et vous allez trouver les chemins de l’apaisement des esprits qui vont permettre à votre passion de vous unir. Parce que le football, c’est un jeu.
Le football, c’est du fair-play. C’est de l’amour. J’espère que cela va jouer un rôle pour vous, et pour vos amis de l’autre côté. Ils vont se retrouver ensemble avec vous pour que vous ayez un nouveau comité exécutif. Ça va être très difficile pour le secrétaire général. Je le plains. C’est beaucoup plus facile.
Les fonds vont être gelés pour la Guinée
Les fonds vont être gelés pour la Guinée, là. Ils sont gelés. C’est cela que nous avons voulu éviter. Mais des voix beaucoup plus autorisées vous le diront. Si j’osais, si je n’étais pas sûre que je serais peut-être frappée à l’hôtel Chamayen, je vous jure que je serais allée leur parler. Mais malheureusement, j’ai tout fait. Je n’ai peur que du bon Dieu. C’est tout ce qu’il y a à dire.
Peut-être qu’une bonne femme n’est pas encore née. Je ne peux pas dire ce que je pense. Non, Dieu m’a fabriquée comme ça. Et vraiment, j’ai voulu le faire. J’ai été stoppée. J’ai tout fait. Malheureusement, j’ai été incomprise. J’ai demandé pardon. Combien de fois je vous ai demandé pardon. Donc, je vous souhaite bonne chance.
Allez vers les autres. Allez vers eux. Allez vers eux. Et continuez à jouer l’apaisement.
Je vous souhaite de vous réconcilier. Je vous souhaite de ne pas vous fermer. Allez vers les autres. Allez vers eux. Allez vers eux. Et continuez à jouer l’apaisement. Je finirai par me demander… Parfois je me demande, le football, à qui appartient-il en fait ? Aux jeunes qui jouent ? Au marchand de Medina, à la bonne femme qui ramène du poisson ou de l’arachide ? C’est une passion. C’est tout le marché du monde. À qui appartient-il ? Pourquoi vous vous privez, vous vous empêchez d’en jouir, d’en profiter ? Pourquoi ? Pourquoi vous posez cette question ? Peut-être que ce n’est pas ma passion.
Peut-être que c’est pour cela que je ne comprends pas. Excusez-moi si la question semble bête. Mais c’est la vie. Mais, je vous remercie de passer du bon temps. J’ai appris beaucoup. Je me suis fait des amis, ici et à l’international. Beaucoup. Et tout ce que je peux dire, c’est que n’importe quel groupe qui va gagner les élections, moi, je serai à votre disposition, chaque fois qu’il sera nécessaire, pour ouvrir des portes à l’international. Je suis à votre disposition pour la Guinée. Sauf si vous ne le demandez pas. Donc, au revoir. Et bonne chance à vous.
Par Guineetopsports.com
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